Séchoir Garona
Le lieu

D'une sécherie de pruneaux à une salle du soir

Dix-huit mois de travaux, un four conservé, une colonne de crue laissée intacte et quatre personnes qui tiennent la maison de bout en bout.

Le bâtiment

Ce que nous avons décidé de garder

Le four de brique ne sert plus, mais il tient le fond de la salle et personne n'a jamais proposé sérieusement de l'abattre.

Les claies de séchage, empilées, séparent la salle à manger de l'espace cartes : elles filtrent le bruit et laissent passer la lumière.

Sur la colonne du fond, des traits au crayon et des dates marquent les hauteurs d'eau atteintes par le fleuve. Nous n'y avons pas touché.

La devanture de la sécherie, boulevard de la République

Quatre personnes

Toute l'équipe, cuisine comprise.

Quarante-cinq couverts

Un service unique, pour laisser respirer les tables.

Un four

Hors d'usage, conservé, devenu le fond du bar.

Nos partis pris

Quatre choix que nous assumons

Pourquoi refuser toute forme d'argent aux tapis ?

Parce qu'une soirée qui se chiffre n'est plus une soirée. Rien à miser, rien à toucher, et pas la moindre ardoise entre joueurs.

Pourquoi une carte aussi courte ?

Parce qu'elle suit le marché couvert : ce qui n'a pas été livré ne peut pas être servi.

Pourquoi interdire la maison aux mineurs ?

Parce qu'on y sert de l'alcool tard et qu'on y joue aux cartes : la salle entière est un lieu pour adultes.

Pourquoi appeler un taxi sans qu'on le demande ?

Parce que le fleuve est à cent mètres et la route départementale juste derrière. Cela nous a paru suffisant comme raison.